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Toute la
côte libanaise est comme parsemée de souvenirs de Byblos, de
méditations sur Byblos.
Byblos fut la première ville à se rallier à Alexandre dès sa
venue en 332 Av. J-C. Le pays fut toutefois ébranlé par la
guerre qui opposait les Pharaons d’Egypte à Alexandre. Le
site de Byblos se couvrit d’un dense réseau de
constructions. Le pays tomba sous l’obédience de Rome en 63
avant notre ère, avec l’arrivée des armées de Pompée.
L’urbanisation de la cité fut entièrement remaniée. Byblos
fut toujours un grand centre religieux. En 330,
Constantinople présida aux nouvelles destinées de ce pays.
Après la séparation de l’empire romain d’Orient de celui
d’Occident, Byblos devint le siège d’un évêché, et le nombre
de ses habitants augmenta considérablement.
La conquête musulmane, en 636, marqua le début d’une époque
omayade et abbasside qui, en dépit d’une occupation qui
durera jusqu’en 1098, ne laissera que peu de vestiges à
Byblos. Le calife Moawiya installa une colonie persane dans
la ville et la rattacha à la province de Damas. Le port fut
fermé au commerce, et la société musulmane commença à
s’adapter aux usages laissés par les Byzantins. Le commerce
avec l’Europe ayant considérablement baissé, la ville
s’affaiblit et devint une proie facile aux croisés. Une
longue période de somnolence suivit, jusqu’à l’avènement de
la République libanaise et aux travaux des chercheurs en
tête desquels M. Dunant. |
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